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La révolution industrielle (1780-1880), Jean-Pierre Rioux

Fiche de lecture :

 

Sur l’auteur.

Jean-Pierre Rioux (né en 1939) est agrégé d’histoire, spécialiste de l’histoire de France contemporaine. Il est depuis 2000 chroniqueur au Journal La Croix.

Problématique générale du livre : Pourquoi y à t-il eut une révolution industrielle.

Chapitre Premier : Vers le nouveau monde.

La révolution démographique.

J-P Rioux rejette l’a priori qui consiste à penser qu’il existe une concordance entre les zones à forte croissance démographique et celles où s’installe la révolution industrielle.

Causes

C’est la chute des mortalités qui provoque la révolution démographique. La mort régresse parce que les facteurs traditionnels de dépopulation (famine, pénuries…) disparaissent.

Ainsi la révolution démographique fut pour J-P Rioux une condition nécessaire mais, « à coup sur » pas suffisante pour expliquer la révolution industrielle.

- Nécessaire : car la croissance démographique produit une population jeunes et vigoureuse qui est une main d'oeuvre. Formidable pour l’industrie.

- Insuffisante : un manque de main d’œuvre (comme ce fut le cas en Angleterre dès 1840) a pu insister l’industrie à chercher le progrès technique. De plus dans les faits les flux migratoires sont négatifs pour les pays qui connaissent une révolution industrielle au XIXe siècle et l’émigration est supérieur à la croissance démographique). Ces flux migratoire sont à l’origine de la mise en place d’un marché mondial véritable moteur de la révolution industrielle.

La révolution agricole.

Causes :

- modernisation forcé de l’agriculture du fait de la chute des prix dès la 1er moitié du XIXe siècle.

- outillage se perfectionne (apparition de la faux, machinisme).

Où et quand a lieu la révolution agricole ?

Angleterre : ¾ de siècle avant la révolution industrielle.

France et Allemagne : Pas de décalage perceptible entre révolution agricole et révolution industrielle. Il n’y a donc pas de véritable révolution agricole dans ces pays. En France on identifie seulement un lente poussé du capitalisme industriel dès 1840.

Japon : Pas de révolution agricole non plus. Lance après 1870 une forte industrialisation via le Meiji.

Pour Rioux la révolution agricole s’accélère avec le siècle (En Angleterre elle a lieu dès 1950 et dure très longtemps alors que en France et ailleurs elle ne se produit qu’à partir de 1840 et est tellement courte que certain en viennent à nier son existence.

Les rapports complexe entre révolution industrielle et révolution agricole.

Pour Marx : La révolution agricole fait la révolution industrielle :

- enclosure + surpopulation jettent dans la villes une main d'œuvre peu qualifié et peu exigeante : le prolétariat.

- Mantoux défend la même idée.

Pour Rostow : La révolution agricole produit avant la révolution industrielle. (comme Marx mais explication différente).

- croissance de l’industrie exige croissance démographique.

- Ce surplus de population de peut venir que des campagnes.

- Les campagnes ne peuvent fourni cette population complémentaire que se la productivité agricole s’est accru sinon il y aurait une baisse des dispositions alimentaires des villes.

D’après les statistique :

- la révolution agricole a entraîné une demande accrue de main d’œuvre dans les champs du fait d’une diversification des cultures.

- L’exode rural est minime.

- Le véritable exode rural n’a lieu qu’après le take-off.

Les effets de la révolution agricole.

Sur l’offre : La révolution agricole est à l’origine de la révolution démographique. Celle-ci engendre une croissance de la main d'œuvre. Or un surplus de main d’œuvre peut dans certains cas être à l’origine d’une augmentation de l’offre.

Sur la demande : Selon Bairoch la révolution agricole a entraîné l’essor de la sidérurgie (du fait d’une demande accru d’outil). L’essor de la sidérurgie a entraîné celui du textile. La sidérurgie étant devenu capable de fournir à ce nouveau secteur les machine nécessaire à son développement. Il y donc là une forte augmentation de la demande du fait de l’essor de deux secteurs porteurs : textile et sidérurgie.

La révolution agricole fut-elle exportable ?

Non : - elle fut impossible dans les colonies (du fait de la structure social et géographique de ces pays)

Pour Rioux la révolution agricole c’est le passage « d’une agriculture de subsistance à celle de marché ».

Conclusion :

La révolution agricole est nécessaire mais pas suffisante pour expliquer la révolution industrielle.

Capitaux prix et marchés.

Les capitaux

Pour Rostow et d’autres l’accumulation primitive de capitaux est une condition nécessaire à la révolution industrielle.

Comment a pu se faire l’accumulation de capitaux ?

Marx : « c’est l’expropriation de capital immédiat (travail), la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur qui gît au fond de l’accumulation primitive » Rioux p.41.

Autres explications : les colonies ont permis l’accumulation du capital. Explication que fait Hamilton à propos des capitaux espagnols (qui se sont formé du fait de l’importation de matériaux précieux dès le XVIe siècle).

Cependant il ne suffit pas qu’il y ait une accumulation du capital. Encore faut-il que ce capital soit réinvestit. C’est pour quoi il faut être attentif à la structure des investissements dès le XVIIIe siècle dans les différents pays pour comprendre les raisons du take-off.

En France par exemple : En France l’aristocratie se détourne des investissements productif et ne placent sa fortune que dans la terre. Ceci explique en partie le retard qu’accumule la France face à la Grande-bretagne dès 1780. C’est pourquoi, certains historiens sont parfois tenté de nié l’effet de l’accumulation du capital puisque son accumulation n’a pas produit d’investissements.

Les prix.

- Longs mouvements ascendants des prix entre 1700 et 1800 (les prix double parfois).

- Ainsi se produit une hausse des profits. Surtout que les salaires reste bas.

- Pourtant ces profit n’explique pas la révolution industrielle car c’est en Angleterre où la différences entre prix et salaire et la plus petit que la révolution industrielle est la plus forte.

Thèse de Rioux : Le take-off est indifférent au mouvement des prix.

Le rôle du marché.

Pour Rioux « c’est la pression du marché qui suscite l’innovation et lance cette industrie de pointe à l’origine de la révolution industrielle ».

«  Au marché ancien, où les produits de luxe étaient absorbés par une minorité, se substitue le marché moderne de masse, géographiquement et socialement étendu »

Raisons :

- abolition des douanes sur le marché intérieur (surtout en Grande-Bretagne dès le début du XVIIe siècle).

- Gonflement de la population et donc de la demande.

- Meilleure répartition de la richesse.

- Croissance du revenu par tête.

- Concentration de la demande en un lieu du fait de l’urbanisation.

En France, l’autorité royale freine le dynamisme du marché puisqu’elle maintient le morcellement du territoire. Ainsi se produit en France le contraire de toute ce qui est énuméré au dessus (raisons). Ceci est un argument à l’absence de take-off en France.

Mentalités et politiques.

Changement de mentalité à l’égard de l’argent.

Vague de fond de la mutation culturelle commence à l’aube du XVIIIe siècle.

Causes :

- baisse du nombre d’illettrés (moins de 60% en Grande-Bretagne dès le début du XVIIIe siècle, dès 1780 pour la France).

- Effet de « l’Ethique protestante » (Max Weber).

- Meilleure circulation et utilisation du capital.

- Invention de la montre (tout devient mesurable). « Time is money ».

- Nouvelles doctrines économiques « de la circulation et de l’abondance » (Hume, Physiocrates, Smith…).

- L’égoïsme devient le moteur de tout action sur le marché (individualisme, soif de profit…).

Contexte politique.

Apparition de nouvelles idéologies politiques :

- nationalisme (aspiration à l’unité nationale est profitable au marché intérieur et à son dynamisme, ex Zollverein).

- Impérialisme colonial accompagne à merveille l’expansion économique (ex : Italie)

- Aspiration à la liberté pour de jeunes nations (ex : Australie, Canada, USA).

Apparition d’hommes d’Etats capables de dynamiser une économie :

- Friedrich von Motz en Prusse, impose l’idée du Zollverein entre 1825 et 1830

- Serge Witte, ministre des Finances du Tsar ose recourir aux techniques et aux capitaux étrangers.

Cadre juridique favorable :

- Habeas Corpus, proclame la liberté juridique de l’individu. Ceci rend possible « l’aventure capitaliste » : égalité devant la loi justifie l’inégalité de fortune.

- Code Civil libère l’individu et sa propriété.

- Loi le Chapelier de 1791, interdit toute réaction ouvrière collective.

Pour Marx cela « brise les chaînes » qui empêchaient le nouvel essor des « forces productives ».

Ambiguïté de l’effet des évènements politiques sur l’activité économique.

En France la révolution France empêche un « décollage à l’anglaise » de 1989 à 1799. (Argument supplémentaire au retard de la France sur la Grande-Bretagne et à l’absence de take-off).

- pays perd ses ressources de son commerce outre-mer.

- Ses ports périclitent.

- Il faut attendre 1800-1810 pour un retour de la croissance.

- De même en Espagne. Le pays a accumulé des capitaux durant de longues années. Mais les désastres militaires « jette le pays dans la stagnation ».

- Trafalgar dissocie l’économie espagnole de son empire colonial.

- Occupation française divise les pays entre « collaborateurs » et « résistants »

- Guerre d’indépendance et retour des traditionalistes (Angleterre exporte alors massivement ses produits en Espagne).

- Ce chapitre se termine une étude comparative des démarrages de la France et la Grande-Bretagne. Ces trois pages (p. 57, 58, 59 dans Points Seuil, 1971) sont très importante si vous avez des sujets sur le take-off.

Chapitre deuxième : Techniques et circulation nouvelles.

 

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