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Cours ECE: Les politiques conjoncturelles

 

 

§1. Objectifs et moyens des politiques conjoncturelles.

Définition : politique économique destinée à minimiser les fluctuations économiques autour d´un trend.

La politique conjoncturelle est menée par l'État y vise à agir sur la situation à court terme afin d'atteindre comme objectif : la stabilité des prix, l'équilibre extérieur, chômage minimum et une croissance économique soutenue. Ces équilibres se trouvent schématiquement représenter par le « carré magique » de Kaldor. Lionel Stoleru dans La France à deux vitesse : « tous les gouvernements se débattent dans une sorte de quadrature du cercle où les quatre coins seraient la croissance, le plein-emploi, la stabilité des prix et l'équilibre extérieur ». Chaque fois que l'on croit atteindre l'un des quatre. C'est de l'autre que l'on s'éloigne. Avant la crise, tous les pays industriels se mouvaient dans un grand carré avec beaucoup de croissance, beaucoup d'emplois, peu d'inflation et des échanges extérieur au moins équilibré. La crise de 1976-1980 as eu pour effet et de racornir comme une peau de chagrin ce carré rétréci de partout.

À fin d'atteindre ses objectifs différents instruments sont utilisés : la politique monétaire, la politique budgétaire, la politique du taux de change, les politiques des prix et des revenus.

  1. La politique monétaire.

 

Institution directrice : La Banque Centrale, indépendante ou pas de la sphère politique. En France elle est indépendante depuis 1993.

Instruments : taux d´intérêt (pour faciliter ou entraver le refinancement des banques et des crédits)

 Définition :

C'est l'ensemble des actions par lesquelles on tente de rendre la création, le stockage, la circulation de la monnaie, comptable avec la réalisation des objectifs économique et financier du gouvernement qu'ils soient d'origine interne ou externe.

Dire qu'il y a une politique monétaire c'est dire que les pouvoirs publics ont la responsabilité de veiller à ce que la disponibilités monétaires soient allouées aux ménages, aux entreprises, et au trésor dans des conditions de volume, de taux et de durée conforme à l'intérêt général.

 Deux points d'application privilégiée aujourd'hui.

Offre de monnaie octroyée par le système bancaire doit veiller aux mouvements de capitaux à court terme entre la France et l'étranger.

Toute politique monétaire est le fait est de la banque centrale (Banque de France est créée par Napoléon, nationalisée en 1945, indépendante depuis 1993).

L'indépendance de la banque de France et de toutes les banques centrales doit satisfaire plusieurs objectifs :

-         maintenir la cohérence de la politique monétaire et sa continuité et quelle que soient les intérêts à court terme des gouvernements, et quelle que soit les changements d'orientation lié au changement politique.

-         À interdire l'octroi de découvert ou d'avance au trésor ce qui vient renforcer la confiance des agents privés et la crédibilité de la banque centrale.

Les objectifs de la politique monétaire.

Deux catégories d'objectifs - généraux ou finaux

- intermédiaire, c'est-à-dire des variables monétaires sur lesquels agit la banque centrale pour parvenir à l'objectif idéal.

 

Exemple de la France de 1945 à 1980.

Les objectifs généraux ou finaux.

« Le maintien des conditions d'une croissance optimale » taux d'inflation et de chômage doive rester faible.

Cet objectif est modifié en 1993 :

L’objectif final était ainsi dans le statut de la Banque de France, il en va de même pour la banque centrale européenne. La France a mis en 1993 en harmonie avec les objectifs de la future BCE. En 1993 la Banque de France doit définir et mettre en oeuvre la politique monétaire dans le but d'assurer la stabilité des prix. Ce sera l'objectif de la BCE. L'objectif de la Fed au contraire c'est : la stabilité des filles mais aussi la croissance.

L'objectif français à partir de 1993, pour l'Europe à partir de 2000 repose sur des idées libérales et monétaristes (théorie monétariste de la monnaie, Friedman, Fisher, Don Patinkin) les pouvoirs publics vont déterminer des objectifs intermédiaires : objectif cibles relatives à l'objectif final au moyen de variables monétaires que la banque centrale peut influencer.

-         au niveau interne mais il s'agit du niveau des taux d'intérêt mais aussi de la variation de la masse monétaire.

-         Au niveau externe, la BCE doit veiller au niveau du taux de change de manière à ce que ce taux de change (le niveau de parité entre deux monnaies) reste stables.

Cette stabilité peut être maintenue par l'intervention de la banque centrale sur le marché des changes afin de maintenir le cours de la monnaie nationale par rapport aux autres devises et se pare le biais de l'achat et de la vente de devises ou en menant une action appropriée sur les taux d'intérêt.

On constate que la banque centrale ne peut pas agir directement sur l'objectif final mais simplement sur les objectifs intermédiaires qui permettent d’annoncer le sens de la politique monétaire qui sera menée.

La politique monétaire deviendra plus clair pour les agents économiques locaux comme étrangers à partir du moment où aller plus clair elle gagnera en crédibilité.

  1. La politique budgétaire.

Budget : ensemble des recettes et des dépenses de l'État. Doit être en équilibre dans l'orthodoxie libérale.

Recettes : les impôts (directes ou indirectes)

Impôt direct

-          Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP)

-          Impôt sur les sociétés, sur la VA.

-          Impôts locaux (taxe d'habitation+ taxe foncière).

Impôt indirect :

-          taxes sur les alcools, cigarettes

-          taxe différentielle sur les véhicules à moteur (vignette)

-          cotisation et charges sociales.

Dépenses : tout ce que l'État verse aux agents économiques ou de dépenses pour son propre compte.

Il s'agit d'organiser les dépenses et recettes. En tant qu'État gendarme les dépenses sont limitées. Avec la montée de l'Etat-providence les recettes deviennent inférieures aux dépenses.

La théorie keynésienne préconise l'utilisation d'un déficit pour relancer l'activité économique et inversement pour le ralentir.

C'est une révolution car jusqu'à là l’Etat chercher un équilibré dépenses et recettes. Keynes va bousculer cet a priori est expliqué que la supériorité des dépenses face aux recettes de manière provisoire et avantageuse car une fois la croissance retrouvée on arrivera à rétablir l'équilibre budgétaire.

L'Etat va emprunter de l'argent en limitant des bons du trésor, la croissance va entraîner la hausse des recettes supérieures à ce que l'on a emprunter.

 

Le problème des bons du trésor. Handicap à la croissance économique ?

-         effet d'éviction.

-         Effet inverse : si emprunt supérieur aux leurs recettes liées à la croissance.

-         Diminue la consommation.

Le déficit peut aussi être financé par l'épargne étrangère (cela évite l'effet d'éviction et la baisse de la consommation liée à la hausse du taux d'intérêt du bon du trésor).

Problème de l'épargne étrangère.

-         dangers de la hausse du taux d'intérêts étrangers.

Le déficit peut aussi être financé par création monétaire.

Problème de la création ex nihilo de monnaie.

-         toute création ex nihilo génère de l'inflation. C'est un handicap pour la croissance.

Pour rétablir l'équilibre budgétaire on peut également baisse des dépenses.

Danger des baisses des dépenses.

-         risque de blocage de la croissance économique

Mais on se veut aussi augmenter les impôts. Via la TVA ce qui toucherait la consommation, ou via l’IRPP ce qui correspond à une augmentation générale des impôts)

 

La théorie keynésienne a été efficace jusqu'à dans les années 1970. Dès 1980 les libéraux pensent qu'il faut impérativement chercher à assainir la situation budgétaire et que cette dernière puisse trouver un équilibre entre recettes et dépenses.

Problème : assainissement peut conduire à l'assainissement mais aussi à la croissance du déficit

 

La politique budgétaire agis sur le solde budgétaire. Celui-ci est une réalité complexe qu'il convient de préciser.

-         le solde budgétaire est influencé par la conjoncture de manière mécanique. Ainsi en phase d'expansion les recettes fiscales sont mécaniquement un important et les dépenses de crise seront en baisse (du fait de la baisse des indemnisations chômage). Il apparaît ce que l'on appelle «la cagnotte budgétaire ».

En période de crise les rentrées fiscales vont faiblir et les dépenses liées à la crise vont augmenter. Il apparaît un déficit budgétaire involontaire, « déficits n'ont voulu » ou « déficits subis ». Ce solde est fonction de la conjoncture.

-         le solde budgétaire doit aussi être le résultat de décision volontariste des gouvernements pour influencer la conjoncture (décision de baisser l'impôt, d'accroître les dépenses publiques). Ce solde influencé par l'action du gouvernement y dit « solde discrétionnaire ou structurel ».

Solde conjoncturelle + solde discrétionnaire = solde primaire.

 

Cette différence de solde est important car elle a permis à la France et à l'Allemagne d'intervenir auprès de la commission européenne. Les déficits allemands et français étaient alors conjoncturels en grande partie du moins dans la mesure où elles dépassaient 3 % du PIB

 

Solde primaire + charges de la dette = solde observé

 

Lors que le solde se dégrade il y a deux possibilités :

-         soit elle laisse filer le déficit pour éviter l'ampleur de la crise. Mais cela va conduire à un gonflement des dépenses publiques : politique contracyclique.

-         Soit les autorités refusent de laisser filer le déficit et essaie de retrouver l'équilibre au risque de l'aggraver la récession. La justification de ces politiques et d'éviter l'effet d'éviction des taux d'intérêt. On parle alors de politique procyclique.

Le rôle de la politique budgétaire doit être associé à la notion de stabilisateurs économiques. Les phases d'expansion et de récession connaissent des limites à la hausse et à la baisse sous l'effet du solde budgétaire. Lorsqu'il y a croissance il y a hausse des recettes baisse des dépenses donc un solde positif.

Si l'État laisse faire ce mécanisme il finit par prélever plus qu'il ne restitue. Il prendra donc des mesures pour rétablir l'équilibre du budget. Dans une phase de récession si l'État laisse filer le déficit cela a pour conséquence de ralentir la chute. L'Etat accepte alors de s’endetter  mais la dégradation de sa situation permet aux autres agents de restaurer la leur.

Si ces politiques générales de stabilisation de la conjoncture ont été efficaces en période de forte croissance avec des économies peut ouverts et des marchés financiers se généralisaient la transformation de ces conditions dans un contexte de crise a transformé l'efficacité et le caractère praticable de cette politique budgétaire.

Dans la période avant la crise de 1975 il s'agissait avant tout de stabiliser les fluctuations importantes de la croissance avec un taux de chômage bas. De ce fait est il a existé un cercle vertueux. Dans ce cas une hausse des recettes fiscales permettait de réduire facilement le déficit.

 

Ceux-ci se heurtent au problème de l'insertion international

1.      Une forme un réel : le déficit commercial courant des transactions courantes liées à une mauvaise spécialisation de l'appareil productif ou à une faible élasticité de l'offre interne. Un effet multiplicateur peut conduire à un gonflement des importations ou à une accélération de l'inflation interne, dans ce cas les importations sont des fuites du circuit qui équivalent à une croissance de la proportion a épargnées. Le multiplicateur est alors égal à 1/1-c+i. Cette contrainte réelle sera surtout sensible lors des expériences de relance de 1975 et 1982.

2.      Une forme financière qui se traduit par une perte de confiance des marchés financiers internationaux qui jugent le déficit dangereux et craignent que l'inflation et ainsi une augmentation des taux d'intérêt (vue comme une prime de risque).

 

On voit que l'effet du multiplicateur est plus puissant dans le cadre de l'augmentation des dépenses publiques que dans le cadre d'une baisse des impôts. Cela s'explique intuitivement par le fait qu’une baisse des impôts bénéficie à ceux qui paient des impôts plus élevés QUI ont une proportion marginale à consommer faible alors qu'une hausse des dépenses se répartir en grande partie sur des revenus plus faibles ayant une forte proportion marginale à consommer.

 

Dans ce troisième cas est proche du théorème Haavelmo qui indique que s'il y a simultanément une augmentation des dépenses publiques et une baisse des impôts c'est-à-dire que (variations de G = variations de T) le solde budgétaire change pas mais il y a quand même un effet multiplicateur égal au montant de la dépense (var Y=var G).

  1. La politique du taux de change.

En pratiquant une politique dite de monnaie forte (ou faible) un pays va pouvoir stimuler ses exportations mais tout va dépendre du degré de spécialisation du pays et donc l'élasticité de la demande par rapport au prix qu'il s'agisse des biens importés ou exportés.

Dans un système de taux de change fixe on parlera de réévaluation de dévaluation de la monnaie celle-ci est décidée par le gouvernement. Dans un système de taux de change flottant (ou flexibles) la valeur de la monnaie varie en fonction de l'offre et de la demande de monnaie.

Si l'offre est supérieure à la demande, la monnaie nationale perd de sa valeur si une dépréciation. Dans le cas inverse on parlera d'une appréciation de la monnaie. 

 

Les déterminants du taux de change :

il existe que quatre théories:

  1. La théorie de la parité de pouvoir d'achat à un.
  2. La théorie de la parité du taux d'intérêt.
  3. La théorie de la balance des paiements.
  4. La théorie de la gestion du patrimoine théorie des choix de portefeuille.

 

  1. les politiques des revenus et des prix.

La politique des revenus à deux objectifs possibles :

  1. Un objectif de justice sociale. Les keynesienset quelques libéraux (auxquelles appartient à un le courant de l'économie du bien-être) admettent que le marché  ne peut garantir une juste répartition des richesses, ni une efficience sociale.
  2. Un objectif économique : la main invisible, le commissaire-priseur, régulateur imposé ne peut pas conduire à une efficacité maximale. En effet les riens de n’assure que le fonctionnement du marché rende compatibles les intérêts privés tout satisfaisant l'intérêt général.

Concernant la politique du prix : elle vise à lutter efficacement contre l'inflation. Il y a deux solutions.

  1. Un gouvernement peu décidé de bloquer les prix (parallèlement un blocage des salaires). Cette politique fut utilisée en France jusqu'en 1983 par moments. Dans les chiffres d'inflation est alors terrassé. Problème : arrivée à débloquer par la suite les prix (phénomène de rattrapage), ou problème de l'augmentation des consommations intermédiaire.
  2. Politique de désinflation compétitive par une désindexation des salaires par rapport au prix.

§2. Les formes des politiques conjoncturelles.

 Les politiques de « stop and go » utilisé dans l'ensemble des pays développés à économie de marché et jusqu'en 1980.

  1. les politiques de « stop and go ».

 

 

Principaux objectifs

Principaux moyens

Risques

Politique de relance

Stimulation de la croissance

Augmentation des revenus

Inflation

Deficit Budgetaire

déséqulibre extérieur

Pol Mo: baisse du Ti

Surchauffe de l'économie

Politique de rigueur

Lutte contre l'inflation

Modération des revenus

Ralentissement de la croissance

Rétablissement des équilibres extérieurs

Limitation du déficit ext.

Pol Mo: hausse du Ti

Hausse du chômage

Ces politique économique sont de fine turning (réglages fins) pour les instruments précis qu’ elles ont pour relance l’économie.

Crise des années 1970 :

-         nouveau contexte économique.

-         Ouverture des économies

o       Les politiques keynésiennes deviennent inefficaces ?

 

Les idées libérales vont ressurgir et plus précisément les thèses du monétarisme et les théoriciens de l'offre (suplly’s economists).

Jusqu'alors il semble possible de choisir en matière de politique économique entre  relance et lutte contre l'inflation. Ce choix paraît désormais illusoire.

 

On peut se référer à la courbe de Philips (1857-1957). Celle-ci montre qu'il existe une relation inverse entre chômage et inflation.

 

Si le taux de chômage était important on parvenait par les politiques keynésiennes à faire reculer ce taux au prix de l'inflation plus importante. Un gouvernement avait le choix entre inflation et chômage. Cette relation de Philips est remise en cause, car on peut y avoir inflation et chômage de manière simultanée. 

 

C'est Milton Friedman qui remet en cause cette relation pas sa théorie adaptative. Il fait une distinction court terme/long terme.

-         Sur le court terme ils le reconnurent les bienfaits de leur relance keynésienne.

-         Sur le long terme ce mécanisme de relance ne fonctionne pas. Car la hausse du chômage sera parallèle à la hausse de l'inflation. La hausse des salaires n'entraînera pas la hausse du pouvoir d'achat. Donc les entreprises réduiront leur production. L'embauche sera donc moindre, le chômage plus conséquent. De plus face à l'augmentation des salaires les plus entrepreneurs réagiront par une substitution du capital au travail.

 

Mais comme l'inflation est préférable au chômage il y aurait une relance. Même s'il se produit une baisse du chômage et une augmentation de l'inflation. Ceux-ci se répètent une infinité de fois. Pour la France la courbe de Philips ne saurait être une courbe décroissante et se réduit à une droite verticale. Pour la France l'inflation et la fille d'une politique keynésienne. Friedman une économie saine passe par une bonne compétitivité. De plus comme l'inflation n'est que monétaire il va falloir maîtriser la masse monétaire (M*V=P*Q).

Pour d'autres les anticipations ne sont pas adaptatifs mais rationnelles. La courbe de Philips le ne saurait ni être une courbe ni une droite. Phelps pense des anticipations rationnelles. Les agents économiques anticipent clairement le taux de chômage et l'inflation augmente même dans le court terme. À la fin des années 1970, le choix proposé par Philips paraît illusoire. Les politiques de relance sont entreprise sans pour autant influencer le chômage et l'inflation. Bien au contraire.

Liens :

Courbe de Phillips et critique monétariste 

http://www.lyc-arsonval-brive.ac-limoge.fr/secosoc/article.php3?id_article=114.

 

Autre explication pour le taux chômage et l'inflation dès la fin des années 1970.

Au cours des 30 glorieuses les matières premières a été peu chères (de l'euro le baril, cad 20F les 60L). La croissance est alimentée par ces matières premières cher.

1972, parution du rapport Midose : « Halte à la croissance ». Il faut revenir à une croissance de zéro (courant des zegistes). En 1973 a lieu la guerre de Kippour, le baril *4.

Il y a alors une incertitude, un manque de confiance en l'avenir. Ce que les entreprises se sont surendettées elles ne vont pas à répondre aux augmentations de la demande induisent là à les politiques de relance keynésienne. Ainsi l'amplification inflationniste+ contraintes extérieures en économie ouverte, tout cela va tuer les pays dont l'inflation est trop fort.

Par rapport aux taxes aux objectifs du carré magique la situation est bien mauvaise (baisse de la croissance, hausse chômage, hausse de l'inflation, des équilibres extérieurs). Dès 1979 aux États-Unis et en Grande Bretagne on opte pour une bonne politique monétariste ou encore une politique de l'offre. Marguerite Thatcher, Jimmy Carter (au cours de la dernière année de son mandat), Ronald Reagan sont les inspirateurs de ces politiques.

La France au début des années 1980, arrive au pouvoir l'alliance des socialistes et des communistes. Il les stimule la consommation et creuse le déficit commercial. La gauche réaliste fait comprendre à Mitterrand qu'il faut changer de politique : c'est le tournant de la rigueur, un changement de cap à 90°. La France rejettera à son tour (dès 1983) les thèses keynésiennes. Arrivé au pouvoir de Laurent Fabius, départ des communistes du gouvernement. La relance de 1981 est un échec tout comme la relance faite par Chirac en 1975.

 

La politique de relance de 1981 est-elle déraisonnable ?

Les experts tablaient sur une reprise de la croissance économique des 1982. L'idée d'une heure relance précoce qui se mêlera à la croissance mondiale de 1982.

Problème : les experts se sont trompés. La croissance mondiale reprend à partir de 1983. Mais quand la croissance reprend, la France est essoufflé. Elle met alors en place une politique de rigueur, d'austérité.

 

En 1975 le contexte est le suivant : inflation rampante en France. Le gouvernement Chirac met en place un plan de refroidissement pour calmer cette tension inflationniste. Les effets du choc pétrolier se font sentir dès la fin de l'année 1974. D'où la nécessité de relancer l'économie.

Face au plan de refroidissement et au premier choc pétrolier et le gouvernement Chirac met en place un plan de relance. L'accent est mis cette fois-ci sur la relance de l'investissement (entre 1981 et 1982 on avait tenté de relancer la consommation).

 

B.    Les politiques de l'offre à l'œuvre.

Dès 1979 les politiques libérales sont de retour en Grande-Bretagne et aux États-Unis, le président de la Fed décide de mettre en place une politique monétariste. Pas une hausse du taux d'intérêt et il compte lutter contre l'inflation. Cette période est appelée « la grande expérience monétariste ». Reagan poursuivra cette politique monétariste tout en soutenant une politique de l'offre.

En luttant contre l'inflation ont lutte contre la création monétaire. Si on veut ralentir la progression de la création monétaire il faut s'attaquer aux taux d'intérêt en l'augmentant. De même que cela doit obliger les gouvernements à restreindre leurs déficits budgétaires (baisse du crédit). Ainsi la compétitivité est retrouvée.

D'un autre côté la croissance du taux d'intérêt modère la demande qui ralenti la hausse des salaires.

Ces politiques sont différents des anciens plans de rigueur (politique de stop and go). Car elle s'est inscrivent dans la durée. Pas de simples politiques conjoncturelles de mais une nouvelle gestion de l'économie se met en place. Le gouvernement suivant ne pourra plus faire la politique qu'il veut (Maastricht, statuts des banques centrales qui luttent contre l'inflation).

Schéma de la politique de l’offre.

Laffer.

Pour Laffer il faut limiter le taux d’imposition car au bout d´un certain moment l’impôt n’accroît plus les recettes fiscales.

Courbe de Laffer

En France taux d’impôsition = 44%., aux USA (28%).

Contrairement aux politiques keynésienne, les politiques de l'offre oeuvrent autour retour de l'investissement et de l'autofinancement.

 

Les 2 moyens.

-         d'une part l'augmentation de la part du profit dans la valeur ajoutée, par la modération des salaires et la baisse des impôts.

-         D'autre part par la baisse du taux d'imposition sur les plus hauts revenus. S'il est une incitation au travail pour que les individus travaillent le plus ce qui favorise l'épargne et a permis de renouer avec l'équilibre budgétaire.

 

Le bilan des politiques de l'offre.

-         dès le milieu des années 1980 l'inflation baisse elles passent de 10 à 15 % à 2,3 %.

-         Le chômage a diminué de manière importante.

Problème.

-         la croissance des pays qui utilisent cette politique est supérieur à celle des pays qui ne l'utilisent pas.

-         Le chômage y est toujours inférieur au niveau des pays qui l’utilisent.

Mais

-         les inégalités et l'augmenter.

-         Le déficit budgétaire et commercial augmente (le déficit des États-Unis est supporté par la Chine).

-         On pense que les États-Unis ont une politique économique monétariste, c'est un leur (sauf période d'octobre 1979 à octobre 1982). Cette politique a eu pour conséquence première de la montée du chômage. De là il a eu de manière inavouée à un abandon de la politique monétariste. A partir de 1982 Ronald Reagan met en place une politique keynésienne de relance budgétaire.

En Europe la politique monétariste et celle de la monnaie commune et de la BCE (car premier objectif est la lutte contre l'inflation). Fin du capitalisme rhénan au profit du capitalisme anglo-saxon.

À partir des années 1990 les idées keynesiennes sont de retour.

 

C.    Les idées keynésiennes sont de retours.

-         Édimbourg 1992 : politique de relance keynésienne. Initiative européenne. Les gouvernements européens décident d'une relance de la croissance par l'investissement.

Soutien de 4,5 milliards d'écus en 1993, de 7 milliards en 1994, de 5 milliards les années suivantes.

-         Politique de Bill Clinton : mesure de policy mixte. Vise à atteindre des objectifs contradictoires (on veut relancer l'économie sans accroître le déficit public) Quand Clinton part de la Maison-Blanche il y a un excédent budgétaire.

-         Au Japon (Printemps 1992-automne 1993). Trois plans de relance sont mis en place. Les résultats sont mitigés.

 

École de Cambridge aux USA, avec comme chef de fil Samuelson, a le sentiment de revenir au centre de ce qui se fait de mieux dans la recherche économique et s’insurge des politiques menées par l'école de Chicago avaient ses quatre cavaliers de l'Apocalypse (Lucas, Barro, Sergent, Brescott) selon l'expression consacrée « l'eau salée semble prendre sa revanche sur l'eau douce ». L'eau salée= Cambridge de Boston, eau douce= Chicago fait des Grands Lacs.

 

Le New Deal a-t-il été une politique keynésienne ?

 

Liens New Deal:

http://fr.wikipedia.org/wiki/New_Deal

http://www.medarus.org/NM/NMTextes/nm_05_02_new_deal.htm.

 

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